Covid-19. Létalité, masques, couvre-feu… Le point sur l’épidémie et les mesures à prendre

Covid-19. Létalité, masques, couvre-feu... Le point sur l'épidémie et les mesures à prendre

Toute la caste politico-médiatique semble sombrer dans un délire complet sur le Covid-19. Voici donc un petit point rapide sur l’état des connaissances et sur la position à avoir quant à l’épidémie, au couvre-feu, au port du masque, etc.

Si je ne suis évidemment pas un expert, j’étudie cette épidémie depuis son apparition en Chine puis son arrivée en Italie.
Alors que les « spécialistes » et les journalistes évoquaient une petite grippe sans danger, je pressentais déjà qu’il s’agirait d’une maladie bien plus grave.

Exemple avec ces quelques articles :
Le Coronavirus est-il vraiment dangereux ? La réponse en 4 points – 10 mars 2020
« Sur le Coronavirus, les spécialistes se sont plantés en beauté ! » – Entretien accordé à Breizh-Info le 21 mars 2020
Non, le Coronavirus n’est pas une simple grippe ! – 1er avril 2020

Aujourd’hui, avec beaucoup de recul, je suis toujours persuadé que le Sars-Cov-2 est un virus qui possède un niveau de dangerosité important. Mais les restrictions que nous subissons me semblent totalement disproportionnées, surtout avec la fin de l’hiver qui approche.

Les dangers du virus

La létalité

Le virus Sars-Cov-2 est très contagieux et sa létalité est estimée à 0,68 % par les études les plus sérieuses. Je pense honnêtement qu’elle est plus faible que cela car il me semble que de nombreux décès officiellement liés au Covid-19 ne sont en réalité pas dus à cette maladie. Mais ce sentiment n’est évidemment pas appuyé sur des données solides. Quoi qu’il en soit, cette létalité concerne de manière écrasante les personnes avec des comorbidités ou des personnes très âgées.

C’est un virus d’une dangerosité quasi inexistante pour les jeunes sans comorbidités, très faible pour les « séniors » sans comorbidités et d’une dangerosité importante pour les + de 75 ans.

Avec sa létalité estimée à 0,68 %, le Covid-19 est donc environ 15 fois plus mortel et dangereux que celui de la grippe classique.

Ce n’est pas anodin donc. Mais ce n’est pas non plus dramatique, la grippe classique étant très peu dangereuse.

À propos de la comparaison avec la grippe, on a beaucoup vu circuler un tableau réalisé par le média canadien Le Soleil qui comparait la mortalité de la grippe classique avec le Covid et trouvait étonnement une mortalité inférieure du Covid-19 avant 30 ans.

Il semblerait que les estimations de l’Institut Pasteur, sur lesquelles se sont basés les journalistes, soient erronées.
En témoignent ces données contradictoires qui montrent, de manière plus logique, une létalité significativement plus importante à tous les âges.

Comme évoqué précédemment, toujours sur la mortalité, il existe de nombreux témoignages crédibles d’une exagération du nombre de décès lié au Covid-19. Je ne reviendrai pas sur ce débat car, s’il est très important, il est extrêmement complexe de le régler définitivement.
Et, surtout la mortalité n’est pas le plus grave inconvénient de ce virus.

En effet, malgré une létalité globalement modérée, le Covid-19 causerait certainement une saturation des services de réanimation des hôpitaux s’il était laissé sans aucun contrôle.

D’où l’importance des gestes barrières, sur lesquels nous reviendrons dans quelques lignes.

Les variants

Les fameux variants qui semblent affoler les autorités et les médias sont les variants anglais, sud-africains et brésiliens.

Effectivement, au Royaume-Uni, la deuxième vague a été plus meurtrière qu’en France.
En Afrique du sud, la cloche de la courbe de mortalité est décalée de celle de la France mais la mortalité est sensiblement la même que dans nos contrées « sans variants ».

Au Brésil, autre pays exportateur d’un variant qui effraie les médias et les politiciens, la mortalité est plus faible qu’en France.

Même en Angleterre, où il y a bien une surmortalité, le variant ne semble pas non plus dramatiquement meurtrier. D’autant que cette surmortalité pourrait s’expliquer par bien d’autres facteurs que celui du variant « tueur ».

Bref, si ces variants étaient si effrayants que le clament aussi souvent que possible hommes politiques et journalistes, cela serait bien plus visible que cela !

L’impact de la météo

Un point très important pour bien comprendre les hausses ponctuelles : le facteur météo. Plus les températures sont basses, plus l’impact du virus augmente. Cela a notamment été relevé par Martin Blachier en octobre dernier.

Logique donc de voir une hausse des hospitalisations 5 à 10 jours après une période de grand froid. Et de les voir redescendre lorsque les températures augmentent.

Les moyens de lutter contre le virus

Les gestes barrières

Les gestes barrières sont d’une grande utilité pour limiter l’épidémie.

Cela se vérifie de manière très simple par la quasi-inexistence de nombreuses maladies virales habituelles à cette période de l’année.


Ce qui montre au passage que le virus n’est pas anodin puisqu’il sévit alors que ces maladies virales ne se diffusent plus. La contagiosité du Covid-19 est donc impressionnante.

Le port du masque

Le port du masque fait partie des gestes barrières mais méritait bien un traitement particulier

  • Porter un masque professionnel (FFP2 ou autre) permet sans doute de se protéger de manière imparfaite mais satisfaisante de l’exposition au virus dans des zones closes.
  • Le port du masque basique n’a pas pour but de se protéger soi mais de protéger les autres en évitant de les contaminer via des postillons. C’est une bonne chose dans des endroits clos où l’exposition est prolongée. Dans les transports en commun par exemple, cela semble une très bonne mesure.
  • Le port du masque à l’extérieur dans des endroits non bondés est inutile selon l’ensemble des scientifiques s’étant prononcés sur cette question.

Imposer le port du masque en plein air dans des endroits non bondés est donc anti-scientifique et absurde.

Le confinement/couvre-feu

Le confinement/couvre-feu a une efficacité évidente en cela qu’il empêche les rassemblements importants dans des lieux confinés.
Au-delà de cette évidence, personne ne peut affirmer que le confinement est si efficace que cela quand la population respecte bien les gestes barrières.
Les données en la matière tendraient à montrer que c’est avant tout les changements de comportements individuels des gens (l’application des fameux gestes barrières) qui auraient une importance capitale tandis que le confinement aurait un rôle marginal.

Exemple au Danemark où les contaminations ont commencé à baisser avant le confinement sous l’effet des changements de comportement des Danois.

Sur cette question du confinement, je vous conseille l’excellent travail de Philippe Lemoine, philosophe des sciences, qui démontre de manière brillante que personne ne sait trop rien sur l’efficacité ou non du confinement.

Pour résumer, le confinement est utile à deux choses :

  • Empêcher certains événements et certaines réunions de personnes qui pourraient devenir des foyers massifs
  • Imposer un sentiment d’urgence à la population, ce qui permet d’entraîner une application correcte des geste barrières

Au-delà de ces deux points, son efficacité semble très marginale.

Il serait donc bon de se poser la question du rapport bénéfices/inconvénients du confinement. Ce calcul, pourtant essentiel et basique, n’a semble-t-il pas été réalisé par le gouvernement !

C’est un scandale majeur qui devrait faire bondir tous les Français.

Traitements et vaccins

  • Il n’existe à ce jour aucun traitement miracle contre le Covid-19.
  • Les médecins connaissent néanmoins beaucoup mieux la maladie et sont bien plus préparés à lutter contre elle avec plus d’efficacité que lors de la première vague.
  • Indépendamment de la question d’éventuels effets secondaires, les vaccins semblent bien fonctionner si on prend l’exemple d’Israël ou du Royaume-Uni.

Conclusion et mesures à prendre

Il est clair aujourd’hui que l’épidémie est sous contrôle, si l’on excepte quelques points chauds dans certaines régions. Malgré les discours apocalyptiques, la mortalité de ce début d’année est juste très légèrement supérieure à celle des précédentes et les hôpitaux ne sont pas plus saturés que durant d’autres hivers pendant lesquels la grippe et les maladies virales saisonnières mettaient également à rude épreuve le système hospitalier français.

Les médias agitent le spectre de plusieurs variants meurtriers mais seraient tout à fait incapables de prouver concrètement en quoi ces variants présenteraient un danger si énorme.

Le couvre-feu et le confinement ne me semblent pas être des outils performants de lutte contre l’épidémie. En tous cas, le coût de ces mesures semble infiniment plus grand que les bénéfices qui en sont tirés. Le principal moyen de combattre le Covid-19, c’est le respect le plus strict possible des gestes barrières.

Enfin, le port du masque en plein air est absurde au dernier degré et démontre que nos gouvernants ne recherchent pas la vérité scientifique malgré leurs beaux discours.

Pour finir, ce qu’il faudrait faire selon moi :

  • Supprimer l’obligation du port du masque en plein air (sauf peut-être dans les endroit vraiment bondés)
  • En finir avec le couvre-feu
  • Rouvrir les restaurants avec un protocole sanitaire allégé
  • Rouvrir les bars avec un protocole sanitaire allégé jusqu’à 21h puis renforcé jusqu’à minuit, heure de fermeture obligatoire
  • Encourager l’auto-confinement des personnes à risque
  • Continuer à encourager fortement l’application des gestes barrières
  • Continuer à imposer le port du masque dans les transports en commun et les espaces clos

Malheureusement, je pense que c’est quasiment impossible que ces mesures soient prises rapidement.

Tout d’abord car cela signifierait que l’ensemble de la caste politico-médiatique devrait admettre qu’elle s’est une nouvelle fois trompée ! Après avoir sous-estimé le danger et fait preuve de légèreté en février 2020, voilà qu’ils auraient sur-estimé la gravité de la crise et fait preuve de catastrophisme lors de la deuxième vague.
Ils auraient beaucoup de mal faire un nouveau mea culpa.

Autre raison qui rend à mon avis peu probable la mise en place rapide d’un tel plan de déconfinement : les inévitables conséquences sanitaires.
En effet, il y aurait nécessairement – sauf redoux météorologique durable signifiant mécaniquement une baisse de l’épidémie – une augmentation du nombre de personnes en réanimation.
Je pense donc que c’est un choix politique extrêmement compliqué à justifier à un an d’une élection présidentielle.
Cependant, aussi dramatique que ce soit ce calcul, le rapport avantages/inconvénients doit être fait. Il est impossible de continuer à enfermer le pays et à risquer d’énormes problèmes (dénatalité, dépressions, chaos économiques, etc.) pour un virus qui n’est certes pas anodin mais qui n’est pas non plus une grande peste.

Nicolas Faure
26/02/2021

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