Vaccination des enfants : halte à la folie !

Vaccination des enfants : halte à la folie !

« Vacciner les 5-11 ans, ça arrivera. C’est obligatoire vu ce qui se passe sur la planète. C’est fait d’abord pour les protéger [car] il y a un certain nombre d’enfants qui meurent. […] Il n’y a aucun problème, le rapport risques-bénéfices est clairement établi. »
Gilbert Deray, LCI, 16 novembre 2021

« L’intérêt collectif des enfants – même l’intérêt individuel des enfants –, c’est de retourner à une vie normale, d’aller à l’école sans avoir à porter le masque, c’est d’arrêter de faire des tests continuellement. […] [On a] montré l’innocuité des vaccins, ce qui a été le cas puisque des études ont été publiées et ont été bien menées. »
Karine Lacombe, France Inter, 15 novembre 2021

Les médecins de plateau comme Gilbert Deray ou Karine Lacombe multiplient les appels à la vaccination des enfants. Parallèlement, les médias et les hommes politiques évoquent de plus en plus ce sujet.
Si le gouvernement semble hésiter, la vaccination des enfants parait malgré tout être la prochaine étape logique de cette hystérie sanitaire délirante.
Pourtant, la vaccination des enfants est particulièrement absurde.

1/ Les jeunes ne risquent rien

Le gouvernement et Santé Publique France ne fournissent pas de données claires et précises sur les comorbidités et la classe d’âge des personnes en réanimations ou décédées à cause du Covid-19.
C’est évidemment un scandale absolu puisque ces données sont fondamentales pour évaluer la pertinence d’une politique vaccinale, notamment pour les plus jeunes.

Ceux qui me suivent sur Twitter le savent déjà mais je me suis donc attelé à produire un tableau avec la mortalité par classe d’âge (en utilisant des données de l’Ined datant du 9 décembre 2021) ainsi qu’une estimation du nombre de décès chez les personnes sans comorbidité, en m’appuyant sur le fait que Santé Publique France répète à plusieurs reprises dans diverses publications (par exemple dans son bulletin du 27 mai 2021) que 95 % des décès concernent des personnes avec comorbidités.

Voici donc ce tableau :

Première limite de ces estimations : il est tout à fait possible que le taux de décès sans comorbidités soit largement inférieur à 5 % des décès chez les plus jeunes. Et donc plus élevé chez les plus âgés évidemment.
Au Canada, les spécialistes affirment par exemple que, avant 45 ans, 100 % des personnes décédées du Covid-19 ont au moins une comorbidité !

Autre limite : je me base sur des chiffres officiels de décès qui semblent gonflés, chez les plus jeunes au moins. Imaginez en effet la folie médiatique si les journalistes avaient pu « exhiber » des victimes de moins de 20 ans ! Les médias avaient par exemple publié de nombreux articles sur les bébés atteints du syndrome de Kawasaki ou encore sur Julie, jeune de 16 ans décédée du Covid-19. Où sont les publications médiatiques sur les 27 autres jeunes de moins de 20 ans décédés du Covid-19 ?

Il est donc possible que ces chiffres aient été gonflés en y incluant des jeunes (et moins jeunes) décédés d’une autre maladie que le Covid-19 mais testés positifs.

De manière générale, pour être toujours plus précis, il aurait été bon de disposer d’éléments permettant de connaître le rôle du Covid-19 dans le décès de ces personnes. On aurait pu par exemple imaginer l’échelle suivante : rôle unique du Covid-19, rôle majeur, rôle partiel, rôle minoritaire, simple diagnostic positif sans lien avec la cause du décès.

Reste que ce tableau est quand même édifiant : on voit clairement que les jeunes en bonne santé ne risquent quasiment rien !

2/ Le Covid-19 est moins mortel pour les jeunes que d’autres maladies communes

Dans un texte daté du 14 septembre dernier, la Société française de pédiatrie a frontalement remis en cause la vaccination des plus jeunes :

« Les prédictions les plus alarmistes sur le nombre d’enfants susceptibles d’être contaminés à leur retour à l’école ne doit pas faire de vue que parmi tous les virus épidémiques qui touchent l’enfant, SARS-CoV2 est un des moins pathogènes. »

« Depuis le début de la pandémie, les hospitalisations des enfants entre 0 et 9 ans n’ont représenté que moins de 1% des hospitalisations pour COVID19. »

« En nombre absolu, en une année en France, moins de 3000 enfants de moins de 10 ans, et près de 3300 enfants et adolescents entre 10 et 19 ans ont été hospitalisés avec une PCR positive pour SARS-CoV2.
Douze décès d’enfants ou adolescents entre 0 et 19 ans sont à déplorer dans les 12 derniers mois.

En comparaison, le virus respiratoire syncytial de la bronchiolite est responsable chaque année de près de 30000 hospitalisations et de 20 décès chez l’enfant de moins de 1 an.
De même, le virus influenzae de la grippe est responsable chaque année de 3600 hospitalisations chez l’enfant de moins de 5 ans et 250 décès entre 0 et 19 ans.
Chaque année également, les gastro-entérites virales sont responsables d’environ 14 000 hospitalisations d’enfants âgés de moins de 3 ans, avec un nombre de décès estimé entre 7 à 17 par an.
Enfin, chaque année, plus de 35000 enfants de moins de 10 ans sont hospitalisés pour une crise d’asthme, principalement déclenchée par les virus respiratoires.

Malgré le fort impact sur la santé des enfants de ces nombreux virus, aucune fermeture de classe ou de collectivité n’a jamais été envisagée jusqu’à SARS-CoV2. »

Ces éléments viennent parfaitement compléter la première partie de ce texte, consacrée à la mortalité quasi-inexistante du Covid-19 chez les jeunes.
La folie actuelle n’en apparaît que plus absurde et cruelle.

3/ La vaccination des enfants n’empêcherait pas la transmission

Si les vaccins semblent très efficaces pour prévenir les formes graves du Covid-19 (indépendamment de la question des rappels et de celle de la balance bénéfice-risque), ils n’empêchent pas la transmission du virus Sars-Cov-2.
Il y a quelques semaines j’avais débattu de la question de la vaccination générale avec Laurent Alexandre sur la chaîne Sunrise.

À la fin de ce débat (à partir de 1h02m47s), une séquence est particulièrement éclairante puisque Laurent Alexandre finit par reconnaître que son seul argument solide en faveur de la vaccination générale est l’espoir que cette mesure permette d’atteindre une immunité collective – partielle à défaut de parfaite.

Or, on sait aujourd’hui – et même les médecins de plateau le reconnaissent – que la vaccination n’empêche pas la contamination, voire même ne la diminue vraisemblablement pas significativement.
C’est particulièrement visible en Islande, où l’épidémiologiste en chef a admis que la vaccination n’empêchait pas la transmission.

Même chose à Gibraltar, pays où la population est intégralement vacciné et où les contaminations augmentent.

Mais, même si la vaccination empêchait la transmission, la Société française de pédiatrie considère que l’on ne devrait pas vacciner les enfants !

« La capacité pour un enfant de transmettre un virus à une personne fragile est réelle pour SARS-CoV2, mais réelle aussi pour les autres virus, au premier rang desquels se situe la grippe. La protection antigrippale des personnes fragiles, par un vaccin bien moins efficace que ceux contre SARS-CoV2, a jusqu’à maintenant été jugée comme une politique adaptée et suffisante. Aucune mesure contraignante pour les enfants n’a jamais été envisagée. Il semble aujourd’hui évident que si les adultes dont la santé est véritablement menacée par le SARS-CoV2 sont protégés par le vaccin, alors les enfants, notamment les plus jeunes pourront être soulagés des mesures restrictives et contraignantes qu’ils subissent depuis des mois pour une maladie qui les concerne directement si peu. »

Alors, quand on sait que la vaccination n’empêche pas la contamination d’autrui, il est impensable d’imposer la vaccination des enfants.

4/ Une balance bénéfice-risque négative

Les bénéfices de la vaccination des enfants (hors lourdes comorbidités) sont inexistants au niveau individuel et collectif. Ils ne risquent rien de cette maladie et la transmission aurait lieu quoi qu’il arrive.
Si les risques de la vaccination étaient simplement minimes, la balance serait donc déjà négative !
Or, on le sait désormais, les experts se sont trompés sur énormément de choses durant cette crise, y compris sur la dangerosité des vaccins !

Souvenez-vous des autorités médicales et politiques qui conseillaient encore le vaccin AstraZeneca pour les jeunes… 24 heures avant qu’il soit interdit à cette partie de la population !

Même chose pour le vaccin Moderna plus récemment.

Je rappelle que les autorisations de mise sur le marché des différents vaccins sont considérées « conditionnelles » et ont été accordées à titre exceptionnel vu l’ampleur de la crise.
S’il est éventuellement compréhensible de procéder à la vaccination des personnes à risque volontaires avec des vaccins dont on ne connait pas totalement les effets secondaires, il est délirant de procéder à une vaccination générale de la population, y compris des groupes n’ayant aucun risque de mourir du Covid-19 !

Il n’aura échappé à personne que des cas suspects de myocardites ou de péricardites post-vaccination existent et que certains effets secondaires dévastateurs de la vaccination peuvent toucher des jeunes en bonne santé.

La moindre des choses serait donc de respecter le principe de précaution pour les populations n’étant pas à risque.

Toujours sur cette question, Peter Doshi, rédacteur en chef du prestigieux British Medical Journal, et deux autres experts ont publié une tribune dans ce même BMJ titrée « Vaccins contre le Covid-19 pour les enfants : les hypothétiques bénéfices pour les adultes ne l’emportent pas sur les risques pour les enfants ».
Ils expliquent que la rapport bénéfice-risque de la vaccination des enfants est négatif, sauf pour les enfants avec de lourdes comorbidités.

Outre les conséquences directes de la vaccination, il existe également des problématiques indirectes liées à la folle politique sanitaire.

La Société française en parle dans son texte du 14 septembre dernier :

« Le principal danger de la COVID-19 pour l’enfant n’est pas celui de développer une forme grave de la maladie mais bien celui d’affecter leur santé mentale par des mesures répétées de fermeture de classe et de confinement, d’entraves au développement des liens sociaux que permet toute collectivité et une culpabilisation déraisonnable concernant leur rôle dans la pandémie. »

« De nombreuses données internationales attestent désormais du poids majeur de la crise sanitaire sur la santé mentale des enfants et adolescents, avec l’estimation que pendant la première année de la pandémie 1 jeune sur 4 présentait des symptômes de dépression et 1 sur 5 des symptômes d’anxiété. Il nous semble donc urgent de revenir à des objectifs pragmatiques, qui permettent de limiter ces conséquences sur la santé mentale par le retour à une vie aussi normale que possible et la limitation des interruptions de scolarité présentielle. »


À la lecture de l’ensemble des données présentées dans ce texte, il est impensable de soutenir la vaccination des enfants.

Maintenant, deux options :

  • soit les « experts » de plateau et nos dirigeants ne connaissent pas ces données ;
  • soit ils les connaissent mais les ignorent sciemment.

Dans le premier cas, ce sont des incapables.
Les « experts » coupables de cette méconnaissance dramatique doivent immédiatement cesser de prendre la parole publiquement.
Et l’incompétence effarante des hommes politiques ne connaissant pas ces données devrait entraîner une démission ou une destitution immédiate.

Dans le deuxième cas, ce sont des traitres qui doivent être jugés de toute urgence.

Nicolas Faure
17/12/2021

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