Les Noirs américains tués par la police ne sont pas victimes de racisme

« Des mouvements citoyens se sont créés ces dernières années pour lutter contre la violence des forces de l’ordre vis-à-vis des minorités aux États-Unis. Mais la confrontation risque de durer encore longtemps si des mesures ne sont pas prises pour endiguer ce phénomène. »
Voix off d’un reportage du JT de 20h sur TF1 le dimanche 31 mai 2020.

« Les Afro-américains ne représentent que 13 % de la population des États-Unis et pourtant ils ont presque 3 fois plus de risques que les Blancs d’être abattus par la Police. »
Catherine Jentile de Canecaude, journaliste pour TF1, lors du JT de 20h sur TF1 le dimanche 31 mai 2020.

« Ensemble faisons prendre conscience à chacun qu’il y a un réel problème et qu’il est plus que jamais temps de le régler #BlackLivesMatter. »
Squeezie, plus gros Youtubeur français avec près de 15 millions d’abonnés.

Dans le contexte explosif de la mort de George Floyd à Minneapolis, la quasi-totalité des médias, des politiciens, des entreprises et des personnalités publiques ont soutenu le mouvement « Black Lives Matter » et dénoncé le racisme systémique de la police américaine en soutenant que les Afro-américains étaient victimes de bavures racistes de manière largement disproportionnée.

En réalité, cette prise de position militante est complètement erronée !
Il n’existe pas de disproportion raciste dans les tirs policiers à l’encontre des Afro-américains ! La preuve dans cet article factuel, basé sur les données du FBI ainsi que sur plusieurs études très sérieuses qui remettent totalement en cause le discours égalitariste et ethnomasochiste dominant.

Les vrais chiffres de la criminalité

Dans cette partie, nous nous appuierons sur les données officielles du FBI sur la criminalité et la délinquance aux États-Unis en 2018.
À noter que la catégorie « Blancs » inclut toujours les Hispaniques.

Tableau 1 : Crimes et délits selon la race

Tableau 1 - Crimes et délits selon la race
Tableau 1 – Crimes et délits selon la race

Source : https://ucr.fbi.gov/crime-in-the-u.s/2018/crime-in-the-u.s.-2018/tables/table-43

Les crimes violents sont les meurtres, les viols, les vols et les agressions violentes.

Sur ce graphique, on peut voir que les Blancs sont sous-representés dans la commission de crimes et délits. Les Noirs, qui représentent 13,4 % de la population américaine commettent 27 % des crimes et délits et 37,4 % des crimes violents. Ils sont donc 2 à 3 fois plus criminels que la moyenne.

Tableau 2 : Meurtres selon la race

Tableau 2 - Meurtres selon la race
Tableau 2 – Meurtres selon la race

Source : https://ucr.fbi.gov/crime-in-the-u.s/2018/crime-in-the-u.s.-2018/tables/expanded-homicide-data-table-6.xls

En 2018, il y aurait eu 16 214 meurtres selon le FBI.
Sur ces plus de 16 000 homicides, on connait la race de la victime ET du tueur dans 6 570 cas.
Sur les 6 570 meurtriers dont on connaît la race, 3 011 sont Blancs et 3 177 sont Noirs.

Les blancs qui sont 76,5 % de la population globale des USA commettent donc 45,9 % des meurtres.
Les Noirs qui sont 13,4 % de la population globale des USA commettent donc 48,4 % des meurtres.

Tableau 3 : Meurtres intra et inter-raciaux

Tableau 3 – Meurtres intra et inter-raciaux

Source : https://ucr.fbi.gov/crime-in-the-u.s/2018/crime-in-the-u.s.-2018/tables/expanded-homicide-data-table-6.xls

Sur les 6 570 victimes :
3 315 victimes blanches dont 15 % sont tuées par des Noirs.
2 925 victimes noires dont 8 % sont tuées par des Blancs.

La violence inter-raciale est donc deux fois plus forte chez les Noirs que chez les Blancs.

Des bavures policières disproportionnées et racistes ?

Plus de 1 000 personnes ont été tuées par la police en 2019 selon le Washington Post.

Sur ces plus de 1 000 personnes, nous connaissons la race et l’ethnicité de 800 tués.
Parmi ces derniers, 234 noirs soit 29,5 % et 369 blancs tués soit 46,1 %.

Existe-t-il un biais raciste dans la police américaine qui entraîne une mortalité plus importante des Noirs que la normale ?

Lorsque l’on compare ces données à la commission de crimes et délits, les proportions de tués par la police semblent à première vue globalement assez cohérente.

Tableau 4 - Crimes violents et tués par la police selon la race
Tableau 4 – Crimes violents et tués par la police selon la race

Évidemment, la meilleure méthode d’analyse serait d’effectuer des études poussées sur la question. Des travaux qui prennent des semaines de travail…

Et justement, ces études sérieuses existent et convergent vers une même réponse :

Is There Evidence of Racial Disparity in Police Use of Deadly Force? Analyses of Officer-Involved Fatal Shootings in 2015–2016 – https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/1948550618775108

Étude 1 - SPPS 2018
Étude 1 – SPPS 2018

« Lorsque l’on en prend en compte la criminalité, nous ne trouvons aucune preuve d’une discrimination contre les Noirs dans les tirs mortels de la police. »

Do White Law Enforcement Officers Target Minority Suspects? – https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/puar.12956

Étude 2 - PAR
Étude 2 – PAR

« Les policiers blancs n’utilisent pas plus que les policiers non-blancs la force léthale contre les minorités. »

An Empirical Analysis of Racial Differences in Police Use of Force – https://www.nber.org/papers/w22399

Étude 3 – NBER

« Sur les tirs policiers, nous n’avons trouvé aucune différence raciale. »

Officer characteristics and racial disparities in fatal officer-involved shootings – https://www.pnas.org/content/116/32/15877

Étude 4 - PNAS
Étude 4 – PNAS

« Nous n’avons trouvé aucune différence globale de disparités anti-Noires ou anti-Hispaniques dans les tirs policiers mortels. »

Conclusion

Cet article n’évoque pas le racisme possible de certains policiers américains dans tout autre domaine que celui des tirs mortels contre des citoyens. L’une des études citée dans ce texte évoque par exemple un possible biais de la police dans la fréquence des contrôles policiers plus élevée si l’on est une minorité.

Mais si l’on parle uniquement des personnes tuées par la police aux États-Unis, il n’existe vraisemblablement pas de biais raciaux contre les Noirs ou les Hispaniques. Si des actes de racisme purement individuels peuvent bien entendu exister, ils sont insignifiant statistiquement lorsqu’on étudie les personnes tuées par la police.

L’ensemble du discours des journalistes, des politiciens, des entreprises et des influenceurs est donc basé sur un postulat erroné.

Face à la religion égalitariste, dont l’ethnomasochisme est un pilier, cet exposé factuel suffira-t-il ? Les personnalités ayant pris position publiquement reviendront-elles sur leurs propos ?
Affaire à suivre.

Nicolas Faure
05/06/2020

Publications scientifiques. L’Europe en tête, l’Afrique (très) loin derrière

Article initialement publié le 5 juin 2017, par Nicolas Faure

Il y a quelques semaines, le média The Conversation reprenait une carte publiée à l’origine par le site Géoconfluences. Cette visualisation est l’œuvre de Myriam Baron, professeur des universités en Géographie à l’Université Paris Est Créteil et de Laurent Jégou, maître de conférences en Géographie à l’Université Toulouse Jean Jaurès.

Cette carte insolite permet de visualiser la production mondiale d’articles scientifiques en grossissant ou diminuant chaque pays selon sa contribution.
L’Union européenne est en tête suivie des Etats-Unis-d’Amérique et de la Chine. L’Afrique est inexistante. Nos explications.

Une carte en anamorphose

Publications scientifiques Science Afrique
Baron, Myriam et Jégou, Laurent, 2016 – Géoconfluences

La carte est insolite en elle-même puisqu’elle combine deux techniques de représentations étonnantes. Premièrement, le monde n’est pas ordonné selon l’agencement conventionnel : il s’agit d’une projection Dymaxion, qui ne déforme pas les continents.
Par ailleurs, la carte fait voir la production mondiale d’articles scientifiques par anamorphose. La géométrie de chaque pays est ainsi modifiée pour obtenir une surface proportionnelle à sa production scientifique.

Les données ayant été utilisées pour obtenir cette carte proviennent du « Web of Science », la plus ancienne base de données sur la science et celle qui est considérée comme la plus complète.

L’Union européenne, les États-Unis et l’Asie en tête

Les États-Unis sont le premier pays à dominer la carte avec plus du quart des productions scientifiques au monde ! Cela représente près de 325 000 articles scientifiques. Mais c’est bien l’Union européenne qui vire largement en tête. Lorsqu’on additionne les publications scientifiques des états-membre, ce sont plus de 430 000 articles scientifiques rédigés, soit 34 % de la production scientifique totale !

Publications scientifiques Science Afrique
Tendances en matière de publications scientifiques dans l’Union européenne, 2005-2014

La Chine rattrape un retard conséquent de manière assez extraordinaire. A noter que plus de 32 500 articles sont parus dans la seule capitale du pays, Pékin.

L’Afrique, néant scientifique ?

La question peut paraître abrupte. Force est de constater qu’elle se pose clairement tellement le continent semble incapable de sortir du marasme scientifique.
Seuls les pays d’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud tirent leur épingle du jeu.

Publications scientifiques Science Afrique
Production scientifique en Afrique Australe

Un exemple sur l’incapacité de l’Afrique à produire de la matière scientifique : le très faible nombre de brevet dans de très nombreux pays.

Le  rapport de l’Unesco sur la science « Vers 2030 » est lapidaire : « Le Cameroun a enregistré quatre brevets d’invention en 2010, puis trois en 2012 et quatre en 2013 – une nette amélioration par rapport aux deux brevets déposés entre 2005 et 2009. »
Au Kenya, on compte « sept brevets d’invention [déposés] entre 2010 et 2013. »
En 2016, la France a compté près de 13 000 dépôts de brevets.

Dans une version abrégée de son rapport, l’Unesco est tout aussi direct : « Les pays de l’AELE (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse), qui comptent pour 0,9 % des chercheurs du monde, ont coécrit 2,8 % des articles scientifiques du monde entier, soit davantage que l’Afrique dans son ensemble (2,6 %). » Sachant que la part de l’Afrique du Sud de la Tunisie ou de l’Egypte est énorme.

Bonaventure Mvé Ondo, recteur honoraire de l’université Omar Bongo en Afrique, professeur de philosophie, n’hésite pas à employer des termes très forts : « Cette situation est tellement grave aujourd’hui qu’on peut la qualifier, dans une certaine mesure, ‘d’apartheid scientifique’, qui, lui, découlerait de ‘l’apartheid économique’ » .
On le voit, selon le recteur honoraire de l’université Omar Bongo, l’explication est à chercher dans la crise économique structurelle qui sévit en Afrique.

Pour expliquer cette production scientifique inexistante, plusieurs arguments sont généralement évoqués. Le retard historique du tissu scolaire et universitaire comparé aux autres continents et la fuite des cerveaux. Certains évoquent même les idées reçues sur une Afrique incapable de « produire de la science de haut niveau ».
Toutes ces explications sont sans doute bonnes. Reste que, en bon scientifique, il est nécessaire de prendre en compte toutes les hypothèses, même les moins politiquement correctes.

Nicolas Faure
15/04/2020

Publication initiale le 5 juin 2017

Crédit photos : Kenny Louie [CC BY 2.0] / Myriam Baron et Laurent Jégou, « Carte à la une : le monde selon… le Web of Science », Géoconfluences, 2016 / Captures d’écran du rapport de l’Unesco « Vers 2030 »

Nicolas Faure : « Sur le Coronavirus, les spécialistes se sont plantés en beauté ! »

Entretien réalisé par Breizh-Info le 21 mars 2020

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les tweets de Nicolas Faure sont particulièrement incisifs, réfléchis, suivis et relayés, ce qui nous a amené à l’interroger, afin de recueillir son analyse au sujet de ce virus et de ses conséquences en France.

Entretien sans langue de bois, une des caractéristiques appréciables de Nicolas Faure.

Breizh-info.com : Tout d’abord, en tant que journaliste et observateur de la vie politique et sociale en France, quelles sont vos principales analyses, interrogations, conclusions sur cette épidémie qui se déroule actuellement ?

Nicolas Faure : Avant tout, il est très important de bien comprendre que je ne suis pas un expert en virologie ou en épidémiologie. Néanmoins, l’une des premières leçons les plus éclatantes de cette épidémie de coronavirus, c’est pour moi le fait que la quasi-totalité des spécialistes de la question se sont plantés en beauté.

L’immense majorité des spécialistes estimaient, soit que la France ne courrait aucun risque de contamination du fait de la distance séparant notre pays de la Chine, soit que ce virus était une sorte de grosse grippe. Or, cette grande majorité d’experts s’est trompée.

Heureusement, certains spécialistes, comme Eric Feigl-Ding ou Marc Lipsitch avaient vu arriver la catastrophe.

Aujourd’hui, cette grande majorité de relativistes a complètement retourné sa veste et hurle à la crise sanitaire.

Pourquoi cette cécité de tant d’experts pendant près de 3 mois ? C’est une question dont la réponse n’est pas évidente. Est-ce un manque de données ? La réponse est négative. Très tôt, on savait que ce virus était hautement contagieux. On savait aussi que le taux de mortalité était relativement élevé et surtout que le taux d’hospitalisation de cas graves était très important, au point de pousser les Chinois à construire plusieurs hôpitaux éphémères.

Était-ce une incapacité à comprendre que notre monde globalisé rendait inéluctable l’arrivée de l’épidémie ? Je ne pense pas non plus même si c’est sans doute une petite partie de la réponse.

La vérité, c’est qu’il me semble que ces spécialistes ont voulu jouer les vieux sages plutôt que les guerriers. Le relativisme total des médecins médiatiques est à mon sens plus une conséquence d’une forme de sentiment de supériorité médicale que le résultat d’une analyse rationnelle de la situation.

En tout cas, si je ne devais retenir qu’une seule observation de cette crise, c’est bien celle-là : nous sommes dirigés par des personnes qui n’ont aucune hauteur de vue, aucune capacité d’analyse transversale.

Et, évidemment, le gouvernement français a été d’une incurie absolue. Nos dirigeants semblent incapables de s’entourer de conseillers lucides, c’est tout simplement stupéfiant.

Pour le reste, sur le plan purement médical, j’ai rédigé un article vers lequel je renvois vos lecteurs. Pour résumer, il me semble que la mortalité réelle (sur l’ensemble des cas de contamination, y compris ceux non-testés et asymptomatiques) est comprise entre 0,5 % et 1 %. C’est un taux élevé mais pas non plus catastrophique.

Le vrai problème, c’est le taux de placement en soins intensifs qui doit être à peu près du même ordre et qui risque de mettre à genoux le système hospitalier français et donc d’entraîner une catastrophe sanitaire sans précédent depuis la grippe espagnole de 1918.

Pour le reste, ce virus a des conséquences économiques indirectes extrêmement graves. En désorganisant totalement le tissu économique et industriel français, européen et mondial, il risque de créer de graves dysfonctionnements ponctuels.

Vous n’êtes pas spécialiste de santé, mais vous intervenez énormément à ce sujet sur les réseaux sociaux. Comment ne pas tomber dans la fausse interprétation, dans la fausse information ?

Nicolas Faure : Je ne supporte plus les personnes, et d’autant plus les personnalités publiques, qui relaient des informations erronées. Une seule règle : vérifiez toujours l’information et ne cédez pas à la tentation de faire le « buzz » !

La crédibilité d’une personnalité – et donc des causes qu’elle porte par ailleurs – passe nécessairement par la vérification de toutes les infos diffusées.

Pour cela, il suffit de récupérer les infos auprès de sources crédibles et de ne pas hésiter à les recouper si elles paraissent trop belles !

Je consulte très régulièrement les études scientifiques dont je partage les conclusions par exemple.

Que vous inspire le comportement de ces nombreux Parisiens qui, après avoir potentiellement inoculé le virus, se sont précipités dans des campagnes moins touchées ?

C’est un comportement très humain. La fuite vers un espace vu comme protégé est naturelle.

Cependant, la civilisation nous oblige souvent à taire nos instincts primitifs pour adopter des mœurs permettant au groupe de prospérer. En l’espèce, c’est donc contre-productif.

Premièrement, ils diffusent effectivement le virus aux quatre coins de la France.

Deuxièmement, ils déstabilisent totalement les lieux où ils arrivent en masse. Les locaux se sentent légitimement menacés par des personnes potentiellement contaminées et qui viennent imposer à leurs petits commerces ouverts hors-saisons des charges impossibles. Les réactions populaires de ces petits bouts de la France d’avant sont d’ailleurs assez réjouissantes !

Troisièmement, pour les Parisiens eux-mêmes c’est contre-productif. Ils quittent dans l’urgence un logement principal auquel ils sont habitués et vont passer des semaines dans une résidence secondaire faites pour les vacances, où ils s’ennuieront très vite. Par ailleurs, les supermarchés locaux n’ont pas la capacité de nourrir subitement une population complètement inattendue. Enfin, l’offre de soins est bien moins importante qu’à Paris.

Logiquement, cette situation absurde d’exode des Parisiens n’aurait pas dû avoir lieu car le confinement général n’aurait pas dû être décrété.

Dans un monde idéal, les gouvernants auraient anticipé l’épidémie et mis en place un programme de test massif de la population et imposé des règles strictes de distanciation sociale : port du masque obligatoire, interdiction de la bise et du serrage de main, restriction des grands rassemblements, etc. C’est ce qu’a fait la Corée du Sud en arrivant à contenir l’épidémie tout en sauvant son économie… et en évitant des ruées de Parisiens en province !

Plus globalement, à quoi vous attendez-vous comme comportements dans les grandes métropoles notamment ? Il semblerait que les dérapages commencent. Le mythe du « vivre ensemble » et de « la République une et indivisible » pourrait-il prendre un sacré coup ?

Je pense qu’on entre dans l’inconnu. Les quartiers « sensibles », remplis d’extra-Européens peu respectueux des consignes gouvernementales, peuvent-ils s’embraser ?

Si je suis certain qu’il y aura bien quelques situations « chaudes » ponctuellement, j’ai quelques doutes sur un véritable embrasement des banlieues qui entraînerait un scénario à la Guerilla. En effet, la paix sociale restera en place tant que les esprits pourront être occupés par les smartphones et les consoles de jeux.

Ce qui permettra vraiment à la fable du « vivre ensemble » de s’effondrer, c’est une panne électrique généralisée et durable plutôt qu’une épidémie.

Je pense néanmoins que, à défaut d’une situation insurrectionnelle qui déchire définitivement le voile sur la situation désespérée de la France, nous aurons le droit à de multiples scènes de chaos du quotidien qui ouvriront énormément les yeux de ceux qui croient encore vraiment au mythe égalitariste. Les smartphones sont autant les chaînes qui retiennent le système en neutralisant les masses, que les outils qui permettent de voir le réel en HD sur tous les écrans. Cette épidémie est donc, de ce point de vue-là, une situation très intéressante.

Il semblerait que les Français, s’ils commencent à respecter les mesures de confinement (pas partout), ne prennent pas encore conscience de l’après, et de la crise économique, bien plus grave, qui  nous attend une fois le virus passé. Votre analyse à ce sujet ?

Personnellement, je pense que l’effondrement économique est quasi-impossible, sauf catastrophe majeure. Ce n’est donc pas une épidémie de gravité moyenne voire faible qui va entraîner de graves conséquences sur le long terme.

Rendez-vous bien compte que si cette situation sanitaire avait été bien gérée, nous aurions surmonté cette crise de manière plutôt aisée !

Certes, il y aura quelques retombées très importantes, notamment économiques. Mais le système survivra.

Pour moi, l’important est ailleurs. Je pense que les Français, qu’ils soient complètement déconnectés des préoccupations sanitaires ou bien experts virologues, ont montré qu’ils étaient à égalité face au retour du réel incarné par cette épidémie. L’immense majorité des Français, même les plus éduqués, semble incapable de comprendre les implications de phénomènes pourtant simples à analyser. Imaginez que tous les éléments sur la dangerosité du virus sont bien établis depuis des semaines voire des mois ! Et les spécialistes, les journalistes, les médecins, les hommes politiques, etc., tous ont découvert cette dangerosité il y a quelques jours seulement !

C’est stupéfiant mais c’est la réalité : nous vivons dans un monde où la hauteur de vue de nos élites a complètement disparu.

Si des spécialistes et des « élites » ont eu autant de mal à analyser et prévoir l’arrivée probable d’un virus dont nous connaissions pourtant très bien la contagiosité et la dangerosité, imaginez ce que des sujets bien plus complexes provoquent chez nos « élites ». Ils ne sont pas près de voir en face les conséquences de leur incurie idéologique qui, par le biais de l’égalitarisme, du cosmopolitisme et de l’ethnomasochisme, entraîne la destruction de la civilisation européenne.

À nous de leur ouvrir les yeux, de gré ou de force.

Entretien avec Nicolas Faure réalisé le 21 mars 2020

Source : Breizh-Info

Non, le Coronavirus n’est pas une simple grippe !

Par Nicolas Faure, le 1er avril 2020

Certains observateurs répètent toujours que le Coronavirus n’est pas plus grave qu’une grippe. Pour appuyer leur propos, ils martèlent le nombre de morts de la grippe classique : 10 000 par an en moyenne. Avec quelques milliers de morts seulement, le Coronavirus ne serait donc pas plus mortel que cette infection virale saisonnière !
Décryptage d’une erreur monumentale.

Une comparaison absurde

D’où vient ce chiffre de 10 000 victimes de la grippe en moyenne par année ? D’un travail des experts qui estiment la surmortalité d’une période donnée imputable à la grippe.
Avec diverses fluctuations selon les années et la virulence des épisodes de grippe, on arrive grossièrement à 10 000 décès en moyenne. Ce nombre est donc une estimation, établie après la fin de chaque épidémie !
Cette estimation comprend les décès en milieu hospitalier mais aussi tous les décès extérieurs à l’hôpital qui sont bien entendu beaucoup plus nombreux !

Il est évident que les spécialistes de Santé Publique France vont effectuer ce travail d’estimation de la surmortalité due au Covid-19 après que la situation se soit tassée.

Bref, d’ici la réalisation d’une estimation par Santé Publique France, il n’y a aucune forme de logique rationnelle à comparer cette estimation de 10 000 morts de la grippe aux 3 523 décès avérés en milieu hospitalier de patients atteints du Coronavirus !

La véritable comparaison à effectuer

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des données qui permettent de comparer la grippe saisonnière au Covid-19 !

En effet, il est facile de connaître le nombre de patients en réanimation et décédés dans un hôpital pour la grippe classique et le Coronavirus !
Ces données sont disponibles sur le site de Santé Publique France.

Pour rappel, voici les chiffres de l’épidémie de Coronavirus de février jusqu’au 31 mars :

  • Patients en réanimation (au 01/04/2020, nombre non-cumulé) : 5 565
  • Patients décédés à l’hôpital : 3 523

Voici maintenant les chiffres de quelques épidémies récentes récupérés sur le site de Santé Publique France. J’ai dû pas mal naviguer dans des documents mal rangés pour trouver les infos donc j’ai récupéré trois années récentes au hasard.

Épidémie de grippe 2019/2020

  • Patients en réanimation (cumulé) : 809
  • Patients décédés à l’hôpital : 83

Source : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-grippe-semaine-10.-saison-2019-2020

Épidémie de grippe 2017/2018

  • Patients en réanimation (cumulé) : 2 915
  • Patients décédés à l’hôpital : 490

Cette année-là, l’estimation globale s’élève à 13 000 décès.

Source : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-grippe-semaine-16.-bilan-preliminaire.-saison-2017-2018

Épidémie de grippe 2012/2013

  • Patients en réanimation (cumulé) : 751
  • Patients décédés à l’hôpital : 128

Source : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/grippe/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-grippe.-point-au-16-avril-2013

Grippe de Hong-Kong 1969/1970

Je me suis également intéressé à un cas particulier bien précis, celui d’une pandémie ayant eu lieu il y a 50 ans, parfois comparée au Coronavirus : la grippe de Hong-Kong.
Pour cette épidémie particulièrement grave, pas de données sur les cas placés en réanimation ni les décès en milieu hospitalier mais 31 226 décès durant les deux mois de l’épidémie (décembre 69-janvier 70). Un calcul réalisé par des chercheurs de l’INSERM qui a été réalisé sur la base du modèle classique d’une estimation de la surmortalité.

Source : https://www.liberation.fr/france/2005/12/07/1968-la-planete-grippee_540957

On le voit, il y a largement plus de cas en réanimation et de décès en milieu hospitalier pour le Coronavirus que pour la grippe classique !
Et ce alors que nous sommes encore loin de la fin de l’épidémie…

Tableau récapitulatif - Comparaison grippe Covid-19

Il serait absurde de penser que cette différence frappante ne se retrouve pas dans les analyses de Santé Publique France quant à la surmortalité du Covid-19. La barre des 10 000 morts sera évidemment largement dépassée !

Quelques réflexions complémentaires

1/ Le Coronavirus a bien évidemment largement moins circulé au sein de la population française que la grippe saisonnière.
Par ailleurs, il n’existe aucune défense immunitaire au sein de la population contre ce nouveau virus. De même, il n’existe aucun vaccin et traitement efficace contre lui.
Si des mesures fortes de confinement n’avait pas été prises, le bilan aurait été catastrophique, à l’image au moins de celui en Lombardie.
Pour information, dans cette région italienne la plus touchée par le virus, il y a eu plus de morts du Coronavirus (2 238 décès) du 16 au 22 mars 2020, que de morts toutes causes confondues dans la même région la même semaine en 2019 (2 046 décès).

2/ La létalité du Coronavirus – que j’estime entre 0,5 % et 1 % de l’ensemble des contaminés – est importante mais loin d’être compliquée à gérer pour un pays comme la France.
Ce qui est potentiellement dramatique, c’est la taux de malades en réanimation. Le 31 mars 2020, Jérôme Salomon, directeur de la Santé, a évoqué une « situation totalement inédite dans l’histoire de la médecine française » avec ces plus de 5 500 personnes simultanément présentes en réanimation.
Voilà le vrai danger : l’effondrement du système hospitalier sous le poids des cas graves.

3/ Si la France était correctement gouvernée, il n’y aurait pas eu besoin de confinement. Nous aurions mis en place une politique stricte à base de tests massifs, de distanciation sociale et de port obligatoire du masque. Cette crise sanitaire aurait été gérée sans trop de problème et surtout sans sacrifier notre économie.

Car le Coronavirus n’est pas une menace insurmontable. Mais ce n’est pas, non plus, une simple grippe.

Nicolas Faure

Le Coronavirus est-il vraiment dangereux ? La réponse en 4 points

Par Nicolas Faure, article initialement publié le 10 mars 2020

Après des jours de tergiversations et une dramatique augmentation des décès et des hospitalisations en soins intensifs, le gouvernement italien a décidé de placer l’intégralité du pays en confinement. Une décision qui peut étonner alors qu’en France, de très nombreuses personnes continuent à relativiser la dangerosité de la crise sanitaire qui vient. Le Coronavirus est-il véritablement dangereux ? Si de nombreuses caractéristiques du Covid19 restent encore méconnues, la réponse à cette question est assez claire : oui le Coronavirus peut s’avérer très dangereux pour la France et pour l’Europe.

La dangerosité intrinsèque du virus

1/ La létalité

La létalité du virus est estimée par l’OMS entre 2 et 5 % des cas avérés.

Une étude, basée à la fois sur les données du Diamond Princess et sur les données chinoises, a récemment été publiée. Si ce travail n’est pas encore « validé par les pairs » des chercheurs, il est néanmoins en phase avec toutes les estimations des experts.

Selon les estimations des chercheurs, la létalité serait de :
– 18 % des cas déclarés chez les + de 70 ans
– 2,3 % des cas déclarés pour l’ensemble de la population

La principale limite de cette estimation, c’est bien entendu que l’on ne connait pas avec précision le nombre total de personnes contaminées puisque de nombreux cas sont très légers et n’entrent donc pas dans les comptages.

Cependant, toutes les estimations de létalité de virus réalisées par l’OMS souffrent de la même limitation. Par exemple, la létalité de la grippe espagnole qui a fait entre 50 et 100 millions de morts en 1918 était également estimée à 2,5 %, avec les mêmes limitations.

Mais comme l’épidémie de Coronavirus repousse de nombreuses limites scientifiques, cette étude ne s’est pas contentée d’estimer la létalité rapportée aux cas déclarés.
Elle estime aussi l’ « IFR », la létalité par rapport au contaminés « réels », dont les cas ayant des symptômes très faibles ou inexistants. Il s’agit donc d’une estimation de la mortalité du virus sur l’ensemble des contaminés d’une population.

L’IFR serait de :
– 9 % pour les + de 70 ans
– 1,2 % pour l’ensemble de la population

Le taux de mortalité est donc moins élevé que celui d’autres virus très mortels comme Ebola par exemple (50 %).

Néanmoins, c’est un taux très supérieur à celui de la simple grippe (0,1 %).

2/ La contagiosité

L’un des éléments qui rend ce virus particulièrement dangereux est sa très grande transmissibilité.

Les dernières études sur la question l’estiment – en l’absence de mesures contraignantes – à environ 3,8 ! Cela signifie qu’une personne atteinte par le virus en contaminera – en moyenne – près de quatre autres !
C’est un taux de contagiosité bien plus élevé que celui de grippe classique (1), plus élevé que celui de la grippe espagnole (2,2), du SRAS (2,8) et que celui de… la peste bubonique (3,5) !

La bonne nouvelle, c’est que des mesures strictes de distanciation sociale et de confinement permettent d’enrayer la mécanique de diffusion.
Les méthodes chinoises ont ainsi permis d’abaisser ce taux jusqu’à atteindre… 0,32 environ !

La problématique du Coronavirus étant que sa diffusion peut tout à fait être assurée par des personnes présentant peu ou pas de symptômes, ce qui impose donc des mesures draconiennes pour lutter contre la contamination.

A noter que, selon plusieurs études sur les différents types de Coronavirus, le virus serait susceptible de survivre jusqu’à 9 jours sur des matériaux inanimés.
Une autre étude a démontré que le Coronavirus peut être diffusé jusqu’à 4 mètres 50 de la personne contaminée et rester dans l’air pendant 30 minutes.

Ce que beaucoup de d’observateurs ne saisissent pas forcément du premier coup, c’est que le nombre de personnes contaminées par un virus avec une contagiosité à peu près similaire à celle du Coronavirus double grosse modo tous les 6 jours.

Or, un doublement de cas tous les 6 jours amènent la France à une contamination de plusieurs millions de personnes d’ici 2 mois !

Si des mesures drastiques ne sont pas rapidement mises en place pour faire baisser le taux de contagiosité, les conséquences seront dramatiques.

La dangerosité des conséquences directes

3/ L’impact sur le système hospitalier

Si la létalité constatée du virus (entre 1 et 5 %) est élevée, elle reste globalement supportable pour un pays développé.
Mais il est un taux qui, lui, ne l’est pas, celui de la part de cas de Coronavirus nécessitant une hospitalisation en soins intensifs.

Selon les différentes données, entre 10 à 15 % des cas avérés nécessiteraient un placement en soins intensifs avec intubation et oxygénation. Le tout pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Si l’on se place dans une optique prudente et qu’on estime – sur le modèle de l’IFR avancé plus haut – que ce taux rapporté à l’ensemble des cas est peut-être réduit de moitié, cela donnerait 5 à 8 % de cas placés en soins intensifs.

La grippe classique touche 2 à 6 millions de personnes chaque année.
Considérons que seul un million de Français soit contaminé par le Coronavirus – bien plus contagieux que la grippe – d’ici l’été.
Cela signifierait qu’entre 50 000 et 80 000 personnes devraient être hospitalisées en soins intensifs.

En Italie, le système hospitalier est en train de s’effondrer pour moins de 800 personnes en soins intensifs.
En 2012, l’Italie possédait 12,5 lits de soins intensifs pour 100 000 habitants. La France en possédait 11,6 pour 100 000 habitants.

Le système hospitalier est également menacé par un mal particulièrement pernicieux.
De nombreux services et même hôpitaux entiers ont déjà été fermés – au moins momentanément – suite à des cas de contamination au sein de l’équipe de soignants.
La situation se répétera nécessairement. Que décideront alors les personnels hospitaliers ? Que décideront les médecins qui devront travailler dans un environnement confiné avec de nombreux malades, sans équipement de protection adapté ?

A Wuhan, de nombreux médecins sont morts. En Italie, un spécialiste renommé de la maladie d’Alzheimer est décédé suite à une infection du Coronavirus.
De nombreux experts médicaux — surexposés au risque par leur travail en milieu hospitalier — vont mourir.
Ces pertes prévisibles sont dramatiques.

Bientôt, les personnels hospitaliers français feront face à un dilemme colossal. Resteront-ils sur le front hospitalier malgré les risques de mortalité ou choisiront-ils leur santé en quittant le champ de bataille médical ?
Un choix personnel aux implications collectives considérables.

Et cette surcharge énorme infligée au système hospitalier viendra s’ajouter à une charge de travail déjà importante, mettant les organismes et les esprits à rude épreuve.

C’est sans doute là le principal danger du Coronavirus. Le système hospitalier français risque tout simplement l’effondrement.

4/ L’économie

Autre secteur où l’effondrement est possible, c’est bien entendu l’économie.

L’économie « réelle » d’abord. L’ensemble des établissements accueillant du public vont être confrontés à une baisse massive, voire totale, de leur activité.
Les hôtels, les lieux touristiques, les bars, les restaurants, les salles de concert, les boîtes de nuit, les grands magasins… Tous ces commerces vont êtres durement touchés.
Même chose pour les compagnies aériennes, les croisiéristes et les secteurs liés aux transports en commun en général.

Du côté de l’économie « financiarisée », la bourse est elle aussi sévèrement rattrapée par l’épidémie.
N’étant pas familier de ce monde étrange, je ne m’avancerai pas outre mesure mais il me semble à peu près juste de constater que les chutes énormes des derniers jours laissent à penser qu’une nouvelle crise boursière n’est pas impensable…

Conclusion

Le Coronavirus n’est pas tant un danger par sa létalité – qui reste néanmoins élevée – que par sa grande contagiosité et, surtout, par le taux impressionnant de personnes ayant besoin d’être admises en soins intensifs.
Cette charge énorme reposant sur le système hospitalier peut malheureusement provoquer son effondrement et donc l’augmentation catastrophique du nombre de morts.

Par ailleurs, sa dangerosité entraîne nécessairement un confinement généralisé qui pénalisera énormément l’économie.

L’ensemble de ces données invite les hommes et les femmes raisonnables à admettre que le Coronavirus est bien un danger.
La lutte contre le Coronavirus sera une vraie bataille. Et l’une des premières règles de la guerre est de ne jamais sous-estimer l’ennemi.

Nicolas Faure
10 mars 2020

Donald Trump sur un attentat en Suède : l’énorme mensonge des médias

Par Nicolas Faure, article initialement publié le 23 février 2017

Dimanche 19 février 2017, Donald Trump était une nouvelle fois cloué au pilori par l’ensemble de la presse française. Il était accusé par tous les grands médias d’avoir inventé de toute pièce un attentat ayant eu lien en Suède. Finalement, cette accusation était mensongère.

Ce qu’a dit Donald Trump sur la Suède

Samedi 18 février, Donald Trump avait réuni ses partisans à Melbourne en Floride. Durant sa longue intervention, il n’a pas hésité à pointer du doigt le danger que représentaient les flux migratoires massifs et incontrôlés qui se déversent sur l’Europe depuis plus d’un an.

Voici la traduction exacte du passage en question, dans son contexte.

« Voici le principe de base : nous devons garder notre pays sûr. Vous regardez ce qui se passe en Allemagne, vous regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède… La Suède… Qui aurait pu le croire ? La Suède ! Ils ont accepté un très grand nombre [de migrants, ndlr] et ils ont eu des problèmes comme ils n’avaient jamais imaginé en avoir. Vous regardez ce qui se passe à Bruxelles, vous regardez ce qui est en train de se passer dans le monde entier… Jetez un œil à Nice. Regardez Paris.
Nous avons autorisé des milliers et des milliers de personnes dans nos pays et il n’y avait aucun moyen d’examiner ces gens. Il n’y avait aucun document, il n’y avait rien. Donc, nous allons garder notre pays sûr. »

Le mensonge des grands médias sur le discours de Donald Trump

Les médias subventionnés français se sont divisés en deux groupes. D’un côté les médias qui ont purement et simplement inventé que Trump avait parlé d’un attentat en Suède. Et de l’autre côté ceux qui ont très fortement sous-entendu qu’il l’avait fait, sans pour autant être aussi affirmatifs que les premiers.
D’après nos recherches, aucun grand média français n’a proposé un autre point de vue, ce qui en dit long sur l’état des rédactions françaises.

Quelques exemples d’articles clairement faux :

Le Monde
Titre : « Donald Trump invente un acte terroriste en Suède »
Chapeau : « Le président américain a tenté de démontrer qu’il est dangereux d’accueillir des réfugiés en suggérant, à tort, que la Suède venait de subir un attentat. »

Libération
Titre : « Quand Donald Trump invente un attentat en Suède »
Chapeau : « Donald Trump a laissé la Suède perplexe, voire goguenarde, lors d’un discours prononcé samedi où il devisait sur la crise des réfugiés et l’insécurité dans le monde, et a évoqué un attentat commis dans le pays scandinave — qui n’a en fait jamais eu lieu. »

Le Figaro
Titre : « Trump invente un acte terroriste en Suède »
Chapeau : « Il est dangereux d’accueillir des réfugiés: la preuve, la Suède, pays particulièrement accueillant, vient de subir une attaque, a expliqué samedi soir le président américain Donald Trump à ses supporters. Seul problème: cet attentat n’a jamais eu lieu. »

Ouest France
« Donald Trump invente un attentat en Suède qui n’a jamais eu lieu »

Le Télégramme
« Etats-Unis. Trump invente un acte terroriste en Suède »

Presse Océan
« Quand Donald Trump invente un attentat en Suède »

Le Huffington Post
Titre : « Donald Trump invente un attentat terroriste en Suède »

Le Point
Titre : « Quand Donald Trump invente un attentat en Suède »

ITélé
Titre : « Donald Trump invente de toutes pièces un acte terroriste en Suède »

Un mensonge absurde des médias sur les paroles de Donald Trump

Le décalage entre les propos de Donald Trump et l’hystérie médiatique est absolument stupéfiant. Jamais Donald Trump n’a parlé explicitement d’attentat en Suède, pas plus qu’il n’a sous-entendu qu’un attentat avait eu lieu la veille de son discours. Un bout de phrase, tiré d’un rassemblement politique de plusieurs dizaines de minutes, a été extrapolé à l’envi par des journalistes peu scrupuleux.

Donald Trump s’est d’ailleurs exprimé quelques temps après que la polémique éclate en déclarant qu’il parlait d’un reportage, paru la veille du meeting en Floride sur la chaîne Fox News, traitant de la situation sécuritaire de la Suède se dégradant à mesure qu’elle accueillait des migrants.

Abusés par leur soif de nuire à Donald Trump et de provoquer les clics des internautes, les grands médias français ont raconté n’importe quoi.
Le correspondant de BFMTV aux Etats-Unis l’a d’ailleurs reconnu dans un tweet.

Comble de l’ironie, le lendemain de cette déclaration de Donald Trump sur les dégradations du climat suédois causées par les migrants, une émeute éclatait à Stockholm, dans le quartier de Rinkeby, une banlieue où la majorité des habitants sont issus de l’immigration.

Au même moment, certains médias tentaient de rattraper comme ils le pouvaient leur mensonge…

Nicolas Faure
23 février 2017

Attentat de Nice. 30 musulmans tués : une intox médiatique ?

Par Nicolas Faure, article initialement publié le 23 juillet 2016

Les médias ont rappelé de manière appuyée que 30 musulmans avaient perdu la vie lors de l’attentat de Nice.
Sur 86 morts au total, ce chiffre est significatif puisque cela représenterait près de 35 % des victimes.
Mais plusieurs éléments troublants apparaissent dans ce décompte de 30 victimes musulmanes.

La personne à l’origine de ce chiffre est Otmane Aïssaoui. Quelques jours seulement après les attentats, le 18/07, il donnait à La Croix le chiffre de 30 victimes musulmanes, dont 20 Tunisiens. Or, le 19/07, l’ambassade de Tunisie déclarait au Figaro que seuls quatre ressortissants tunisiens avaient été tués.

Des éléments étranges qui poussent à s’intéresser de plus près au traitement de cette affaire par des médias qui ont sans doute trop couru après la belle histoire de l’unité et du vivre-ensemble plutôt que de la probité journalistique.

Méthodiquement, nous reviendrons sur chaque publication médiatique sur le sujet des victimes musulmanes, en commençant par La Croix.

La Croix

Parution : 18/07/2016

Source sur le nombre de victimes musulmanes : Otmane Aïssaoui, le recteur de la Grande Mosquée de la ville
Nombre de morts avancé : 30, dont 20 tunisiens [1]

5 victimes évoquées nommément :
– Fatima Charrihi, 62 ans, originaire du Maroc, venue en France rejoindre son mari maçon.
– Medhi Hachadi, 12 ans, fils d’un arbitre de foot dont la jumelle est grièvement blessée.
– Mohamed Toukabri, 50 ans, mécanicien originaire de Tunisie.
– Kylian (4 ans) et Olfa Ben Souayah Khalfallah (sa mère), venus de Lyon.

Promotion du vivre-ensemble

Extrait de l’article de La Croix : « En réaction au drame, les imams de la région voudraient aussi lancer en septembre des « assises de réflexion et d’action » pour « déconstruire la haine » dans les quartiers sensibles ou en milieu scolaire. « Pour défendre le vivre- ensemble, contre les replis identitaires et les tentatives de récupération politique, il faudra rappeler que les gens sont morts ensemble, quelle que soit leur religion », explique Otmane Aïssaoui. »

Le Figaro

Parution : 19/07/2016

Sources sur le nombre total de victimes musulmanes : La Croix, Otmane Aïssaoui et une source anonyme de la municipalité.
Nombre de morts avancé : De 20 à 30.

Sources sur le nombre de morts par pays du Maghreb : Hamed Ben Brahim (consul général de Tunisie à Nice), le ministre algérien des Affaires étrangères et le consulat du Maroc.
Nombre de victimes maghrébines avancé : 13 en tout. (Tunisie : 4 / Algérie : 5[2] / Maroc : 4[3] )

4 victimes évoquées nommément :
– Fatima Charrihi, 62 ans, originaire du Maroc, venue en France rejoindre son mari maçon.
– Medhi Hachadi, 13 ans [et plus 12 ans comme dans l’article de La Croix, ndlr], fils d’un arbitre de foot dont la jumelle est grièvement blessée.
– Kylian (4 ans) et Olfa Ben Souayah Khalfallah (sa mère), venus de Lyon. [4]

Précisions

Dans l’article du Figaro, l’imam Otmane Aïssaoui nuance le nombre qu’il avait annoncé à La Croix :
« Otmane Aïssaoui, le recteur de la Grande Mosquée de la ville, évoque de son côté « entre 20 et 30 victimes musulmanes ». »
La source anonyme confirme, elle, ce chiffre de trente musulmans tués :
« Trente musulmans ont été fauchés […]. Un chiffre basé sur le rite funéraire demandé par les familles, confirme une source au sein de la municipalité. »
Le consul de Tunisie à Nice contredit la version de Otmane Aïssaoui qui parlait de 20 victimes tunisiennes :
« Selon Hamed Ben Brahim, quatre Tunisiens ont perdu la vie. »

Promotion du vivre-ensemble

Évoquant les fractures qui divisent une ville où la communauté musulmane est très nombreuse, Otmane Aïssaoui appelle « au calme, à la retenue, à la cohésion sociale » pour « honorer la mémoire des morts et rester fidèle au sang qui a coulé ». « Je crains la montée de la haine, les politiciens qui vont faire l’amalgame de tous les dossiers », confie-t-il au Figaro.

Le Point

Parution : 19/07/2016

Source sur le nombre de victimes musulmanes : l’Agence France-Presse et « les imams niçois, sur la base d’informations encore parcellaires ».
Nombre de morts avancé : 30

9 victimes évoquées précisément :
– Kylian (4 ans) et Olfa Ben Souayah Khalfallah (sa mère), venus de Lyon
– Bilal Labaoui, 29 ans, tunisien
– Fatima Charrihi, 62 ans, originaire du Maroc, venue en France rejoindre son mari maçon.
– Mohamed Toukabri, 50 ans, mécanicien originaire de Tunisie.
« Deux Franco-Algériens »
– Mehdi Hachadi, 13 ans (dont la sœur jumelle est toujours dans le coma) et Fatima Marzouk, 44 ans, sa tante. [5]

Promotion du vivre-ensemble

« La tension était très palpable lundi sur la promenade des Anglais de Nice où des invectives ont fusé à l’encontre des Maghrébins présents, selon plusieurs témoignages. Mais, pour les imams, il n’est pas question d’avoir peur et de gommer les signes d’appartenance à l’islam, comme le voile. « La montée de l’islamophobie, on l’a constatée ces derniers mois. C’est le fait d’une minorité infime », a estimé auprès de l’Agence France-Presse l’imam Otmane Aissaoui, en rappelant que ce sont aussi « des Tunisiens qui conduisaient les ambulances ou opéraient dans les hôpitaux le soir de l’attentat ». […] « On voit qu’il y a des gens qui utilisent des mots qui font mal, mais la communauté musulmane va enterrer une trentaine de personnes, c’est toute la France qui est en deuil ! » [insiste Boubekeur Bekri, imam d’une mosquée à Nice]. Au fond de la mosquée ar-Rahma, à l’issue des prières, les femmes se sont assises en cercle autour d’un immense plat de couscous, invitant les non-musulmanes à y goûter à leurs côtés. »

La petite phrase politicienne

« Votre communauté est sans doute la plus touchée dans cet attentat’’, a précisé un représentant de la mairie de Nice, Auguste Vérola. »

Le Monde

Parution : 21/07/2016

Source : Compte-rendus de cérémonie
Nombre de morts avancé : Aucun chiffre avancé

4 victimes évoquées nommément :
– Kylian (4 ans) et Olfa Ben Souayah Khalfallah (sa mère), venus de Lyon
– Mehdi Hachadi, 13 ans et Fatima Marzouk, 44 ans, sa tante.

Promotion du vivre-ensemble

« Conscient aussi de l’enjeu pour sa communauté, de la tournure que vont prendre les lendemains du drame : « On doit tous se remettre en question », a-t-il lancé à l’assemblée en évoquant « les politiques », « les religieux », mais aussi les « citoyens musulmans ou pas. Pour honorer le sang qui a coulé, faire en sorte qu’il n’ait pas coulé pour rien ». Ne pas tomber dans la stigmatisation de part et d’autre : « Les 84 sont morts ensemble. Ceux qui restent doivent continuer à vivre ensemble, comme un seul homme, face aux grands défis qui nous attendent, qui attendent notre pays. » Il répétera plusieurs fois « notre pays » au long de son prêche, déclamé en français. […] La tension était très palpable lundi sur la promenade des Anglais de Nice où des invectives ont fusé. »

Quel est donc le véritable nombre des victimes musulmanes ?

Otmane Aïssaoui, le recteur de la grande mosquée de la ville, n’était pas joignable dans l’immédiat.
Une membre de l’Union des Musulmans des Alpes Maritimes a confirmé le chiffre de 30 victimes musulmanes, dont 8 de Nice même.

Malgré cette déclaration, il suffit d’étudier les profils des 86 victimes identifiées pour se rendre compte que, sur ces victimes, seules 14 étaient vraisemblablement musulmanes.

– Fatima Charrihi, 62 ans, originaire du Maroc, venue en France rejoindre son mari maçon.
– Medhi Hachadi, 12 ans, fils d’un arbitre de foot dont la jumelle est grièvement blessée.
– Fatima Marzouk, 44 ans, sa tante
– Mohamed Toukabri, 50 ans, mécanicien originaire de Tunisie.
– Kylian (4 ans) et Olfa Ben Souayah Khalfallah (sa mère), venus de Lyon.
– Bilal Labaoui, 29 ans, tunisien
– Selma, 18 ans, Allemande d’origine turque
– Silan Aydin, 19 ans
– Laurence Sahraoui, 49 ans (convertie à l’Islam pour épouser son mari)
– Aldjia Bouzaouit, 42 ans, Algérienne
– Zahia Rahmouni, 72 ans, retraitée algérienne
– Adib Bousfiha, Marocain et possiblement sa femme Céline

Conclusion

Avec 14 victimes sur 86 – soit 16 % des personnes tuées – on est bien loin des 30 victimes annoncées par Otmane Aïssaoui, le recteur de la Grande Mosquée de la ville.
Les journalistes français, trop heureux de reprendre une information qui leur plaisait, ont donc vraisemblablement omis de vérifier la véracité de celle-ci.

Nicolas Faure
23 juillet 2016

[1] « 30 des 84 morts de l’attentat de Nice du 14 juillet étaient musulmans, d’après le recteur de la Grande Mosquée de la ville, Otmane Aïssaoui. […] Parmi les morts, on compte une vingtaine de Tunisiens. « Nous sommes en contact avec les consulats pour organiser le rapatriement des corps », explique Otmane Aïssaoui. »

[2] « Le ministre algérien des Affaires étrangères a lui annoncé que cinq Algériens au moins ont trouvé la mort. »

[3] « Selon le consulat du Maroc, quatre Marocains, deux femmes, un homme et un enfant de 13 ans ont été tués, une autre (la jumelle du garçon tué) est blessée. Parmi elles, Fatima Charrihi première victime du camion. »

[4] « Ce mardi, il célébrera dans la Grande Mosquée la prière pour une famille tunisienne, un petit enfant et sa mère, tués sur la promenade des Anglais. » (Olaf et Kylian vraisemblablement : http://www.leparisien.fr/societe/kylian-a-rejoint-sa-maman-olfa-18-07-2016-5975467.php)

[5] « Une cérémonie dans une autre mosquée honorera une femme franco-marocaine et son neveu de 13 ans. »
A rapprocher de cette information du Monde : « Quelque 200 personnes venues honorer Mehdi Hachadi, 13 ans (dont la sœur jumelle est toujours dans le coma) et Fatima Marzouk, 44 ans, sa tante. »

Taille du cerveau et intelligence sont fortement liées

Par Nicolas Faure, article initialement publié le 10 juillet 2017

Une quantité significative d’études ont estimé que des liens solides existent entre volume du cerveau et intelligence. Une écrasante majorité de ces recherches menées par des scientifiques sur tous les continents ont conclu à une corrélation importante entre taille du cerveau et réussite aux tests de QI. Cependant, en 2015, une étude d’ampleur de Pietschnig, portant sur près de 6 800 personnes, a relevé une corrélation bien plus faible que prévue. Pour tenter d’expliquer cette anomalie, Gilles Gignac de l’University of Western Australia et Timothy Bates de l’University of Edinburgh ont enquêté.

Une étude basée sur des données biaisées

En enquêtant sur la faible corrélation entre taille du cerveau et intelligence annoncée par Pietschnig, Gignac a mis en évidence des biais importants dans la conduite de l’étude.
Le plus important d’entre-eux est la présence de nombreux échantillons de personnes hospitalisées pour diverses raisons.
Gignac rappelle que les scores obtenus aux tests de QI par des individus souffrant de maladies diverses ne peut pas être considérés comme des indicateurs valides d’intelligence.

De plus, Gignac met en évidence que des erreurs méthodologiques supplémentaires ont biaisé les résultats. Ainsi, les tests d’intelligences de certains échantillons étaient de moins bonnes qualités que d’autres.

Pietschnig annonçait une corrélation de 0.24. Cela signifie que la corrélation entre taille du cerveau et intelligence est significative – « robuste » selon les mots de Pietschnig lui-même – mais reste relativement faible comparé aux études passées.

Des résultats affinés qui démontrent une forte corrélation

Pour contrebalancer ces erreurs méthodologiques, Gignac et Bates ont donc choisi de ne retenir de l’étude de Pietschnig que les échantillons composés d’adultes en bonne santé. En évacuant les échantillons composés de malades, la corrélation remonte a alors à 0.31, ce qui constitue une hausse significative.

Cerveau intelligence

Et en tenant compte de la qualité des mesures d’intelligences, les résultats s’éclaircissent encore.
Pour les échantillons confrontés à des mesures d’intelligence classées comme « passables », la corrélation est de 0.23.
Pour ceux testés avec des mesures « bonnes », la corrélation est de 0.32.
Enfin, pour les échantillons dont l’intelligence a été mesurée de manière « excellente », la corrélation est alors de 0.39.

Un lien clair entre taille du cerveau et intelligence

Les deux chercheurs concluent leurs travaux en déclarant que le lien entre volume du cerveau et intelligence est « presque sans aucun doute » avéré. Et, selon eux, l’ampleur de cette corrélation est clairement très importante. Pour les deux scientifiques, le coefficient de corrélation de 0.40 est acquis. Pour Gignac et Bates, « les chercheurs doivent désormais se concentrer sur les origines » de cette relation entre taille du cerveau et intelligence.

Nicolas Faure
10 juillet 2017

Les différences intellectuelles sont significativement génétiques

Par Nicolas Faure, article initialement paru le 18 janvier 2018

C’est un sujet capital permettant de mieux comprendre le monde qui nous entoure et de briser les tabous obscurantistes qui gangrènent la société moderne.
Les progrès récents de la génétique ont permis d’utiliser des études d’associations pangénomiques afin de déterminer quelle part des différences intellectuelles entre les hommes était due à la génétique ou non. Et la réponse est claire : une large part de ces différences s’explique par la génétique. Et, étant donné les progrès rapides de la recherche à ce sujet, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

L’héritabilité, la part de la génétique

L’héritabilité, c’est la part de la variance d’un trait au sein d’un groupe d’individus expliquée par l’influence des gènes. C’est une notion qui est exprimée sous la forme d’un nombre allant de 0 (aucun lien avec la génétique) à 1 (totalement due à la génétique).
Concrètement, une héritabilité de 0.5 de l’intelligence équivaudrait à dire que 50 % des variations intellectuelles entre les individus de la population étudiée sont dues à la génétique et que 50 % de ces différences sont donc également dues à l’environnement au sens large, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas génétique (culture, éducation, etc.).

L’héritabilité n’est pas, stricto sensu, une validation de la part majoritaire de la génétique dans la formation d’un trait. Même si, dans la majorité des situations avec une forte héritabilité, c’est effectivement le cas.
Ainsi, ce n’est pas parce que la génétique expliquerait 50 % des différences intellectuelles entre individus que cela signifierait que 50 % de l’intelligence d’un individu est liée aux gènes.

Il existe quelques cas où un trait purement génétique a une héritabilité de 0 car tous les membres d’une population possèdent le gène en cause. Mais ce sont des cas particuliers qui n’ont rien à voir avec la question de l’intelligence.

L’héritabilité n’est pas non plus synonyme d’hérédité. Même si les deux notions sont évidemment liées.

Enfin, l’héritabilité s’applique à des groupes, pas à des individualités. Il s’agit bien d’une moyenne de la cause génétique de la variation d’un trait au sein d’une population.

L’intelligence, fortement héritable d’après les études de jumeaux

Pour étudier la part de génétique dans les différences entre individus, les scientifiques se sont longtemps basés sur des études de jumeaux.

Les jumeaux monozygotes possèdent en effet le même ADN. L’idée est donc d’étudier les jumeaux monozygotes élevés dans des familles et des milieux différents. C’est une étude classique chez les spécialistes de l’intelligence humaine.

La dernière étude en date est celle réalisée par Alan Kaufman et Elizabeth Lichtenberger pour leur ouvrage Assessing Adolescent and Adult Intelligence paru en 2006.
Pour des jumeaux élevés dans les mêmes familles, la corrélation des QI est de 0.86.
Pour ceux élevés dans des familles et des milieux différents, elle est de 0.76.

Un résultat qui fait largement consensus puisqu’il est constant depuis des décennies d’études sur cette question. Ainsi, Arthur Jensen, l’un des 50 psychologues les plus importants du XXe siècle trouvait-il une corrélation de 0.74 dans son ouvrage Straight Talk About Mental Tests paru en 1983.

Si cette héritabilité élevée d’environ 0.75 doit être prise avec du recul – les milieux d’adoptions n’étant peut-être pas autant différents que d’autres milieux – il s’agit d’un élément qui fait, toujours actuellement, référence.

L’apport des études pangénomiques

Les progrès de la génétique permettent aujourd’hui d’explorer de manière très précise cette question de l’héritabilité. Récemment, une équipe menée par David Hill et Charley Xia, de l’université d’Edimbourgh, ainsi que Ruben Arslan, de l’université de Göttingen, a démontré que 50 % des différences intellectuelles entre individus d’une population donnée étaient dues à la génétique.
Une démonstration formelle qui établit donc que cette héritabilité de 0.5 est un minimum prouvé scientifiquement. Et, selon eux, « ces résultats indiquent que les futures études d’associations pangénomiques seront capables de trouver une large majorité des variables associés avec l’intelligence. »

Dans une publication toute aussi récente que cette étude, Robert Plomin du King’s College de Londres et Sophie von Stumm, de la London School of Economics and Political Science, expliquent prudemment que l’héritabilité de l’intelligence est aujourd’hui estimée à 50 %.
Ils notent également que les progrès énormes de la génétique vont conduire à une révolution : « Avec les avancées des dernières années, l’intelligence sort de l’ombre et prend la tête dans la recherche génomique. »

Bientôt, les progrès de la génétique permettront sans doute de connaître avec précision la part de la génétique dans la formation de l’intelligence. Et cela pourrait tout changer.

Nicolas Faure
18/01/2018

La taille du cerveau est significativement génétique

Par Nicolas Faure, initialement publié le 3 août 2018

Une étude parue le 12 juillet 2018 est venue confirmer plusieurs travaux antérieurs en utilisant un échantillon énorme, UK Biobank. Des scientifiques américains – pour la plupart d’origine asiatique – ont découvert que la taille des différentes régions du cerveau est largement héritable. Cette étude renforce notre connaissance de l’apport de la génétique à l’intelligence humaine.

Une grande héritabilité

Les chercheurs se sont penchés sur l’héritabilité de la taille du cerveau au sein de la population britannique d’origine européenne. Ils définissent comme suit l’héritabilité : « L’héritabilité est la proportion des variations phénotypiques observées qui peuvent être expliquées par des facteurs génétiques hérités. »

Les scientifiques ont regroupé 97 régions du cerveau en 18 zones et ont estimé l’héritabilité de la taille de chacune d’entre elles, ainsi que celle de la matière grise et blanche.

Les résultats de cette étude sont impressionnants : 66 % des différences de taille du cerveau entre les individus étudiés sont génétiques.

La génétique explique jusqu’à 80 % des variations de certaines zones du cerveau entre les personnes avec une valeur médiane de l’ampleur de ces variations génétiques locales à 35 %.
Dans les détails, environ 50 % pour les deux hippocampes, 42,5 % pour l’amygdale droite et 23,5 % pour l’amygdale gauche.

Pour les chercheurs les leçons à tirer sont claires : « Le volume des régions du cerveau est généralement héritable. » Mais ils nuancent en expliquant que « les influences génétiques ne sont pas distribuées uniformément à travers les différentes zones du cerveau. »

Des conséquences énormes pour la recherche sur l’intelligence humaine

Si l’on ne connait pas la part exacte du rôle des gènes, la taille du cerveau est donc significativement d’origine génétique. Or, la taille du cerveau est également corrélée de manière très forte à l’intelligence humaine. En effet, dans une méta-analyse définitive de cette question, Gignac et Bates ont démontré que le lien entre volume du cerveau et intelligence est « presque sans aucun doute » avéré. Et, selon eux, l’ampleur de ce lien est très important. Pour les deux scientifiques, le coefficient de corrélation de 0,40 est acquis.

Un lien aussi fort entre taille du cerveau et intelligence est l’un des éléments de preuve les plus clairs pour appuyer les nombreux spécialistes qui estiment que l’intelligence humaine est au moins significativement génétique.

Avec cette étude américaine démontrant que la taille du cerveau est d’origine génétique, la science fait à nouveau un pas de géant vers la compréhension de l’intellect de l’être humain.

Nicolas Faure
3 août 2018